24.11.2009

"Ça a rien à voir avec mériter."

Je viens de finir The Wire.

Et en l'absence de mots bien à moi, j'utiliserai ceux de Bonello, dont j'ai enfin pu lire l'article :

"Evidemment, une fois la série finie et le plaisir de spectateur passé - y compris la joie immense de ne pas avoir été pris pour un con -, je me suis demandé si les soixante-douze heures que je venais de voir pouvaient m'aider à quoi que ce soit pour mes films, s'il y avait un enseignement, une idée, une intuition que je pouvais avoir à partir de là. Mais j'ai bien peur que non. Je n'atteindrai jamais ce romanesque contemporain. Trop simple en apparence, trop complexe en réalité. Les évidences des actes et présences, sans explications dialoguées, énoncées ou scolaires, me semblent inatteignables. Le roman américain là-dessus est roi. (...)

Je pourrais en revanche écrire sur tous, tant le temps passé avec eux ne les banalise pas. Il y a une épaisseur évidemment impossible à atteindre sans cette durée, qui produit par exemple sur le bien et le mal une vraie dialectique, qui va jusqu'à nous rendre un dealer ou un assassin bouleversant."

Je pourrais citer bien plus. Mais nul besoin de souligner davantage ce qu'est cette série, ou ce qu'elle m'a fait. Ou bien, plus tard, lorsque je la reverrai.

C'est bien simple : "The Wire est un grand film."

Oui mon Bertrand.

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Ah oui, pas d'excuses pour l'auteur, le morceau du générique a été écrit par Tom Waits. Il en est même l'interprète le temps de la saison 2. Si c'est pas beau, ça.

 

Ah, et aussi, comme un chien, je balance une photo 16/9 alors que The Wire a bravement gardé son 4/3 jusqu'au bout, tandis que les autres séries s'empressaient d'opter pour un format plus large (parce qu'il faut bien remplir les bords, merde, sinon ça fait moins plein).

14.04.2009

Souvenez-vous...

...de cette époque où l'auteur mettait un pied dans le monde de la VOD, et avec quelle classe.