23.07.2009

Il fait un temps à ne pas coucher avec son porc

Ce matin, une jeune femme de mon entourage m'a appris qu'elle avait contracté la grippe porcine et que, par conséquent, je l'avais peut-être, moi aussi. Cette petite gouinasse l'avait, quelque part, cherché. Mais moi, être épris de pureté (voir post précédent), qu'avais-je donc fait?

 

La réaction de ma femme fut simple, et elle tint en deux temps.

 

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Elle commença par me regarder avec des yeux remplis d'effroi (voir photo ci-dessus), puis son teint vira au rouge et elle s'emporta (voir photo ci-dessous): "Ah non! Le riz pourri, passe encore, mais la grippe porcine, ça jamais!" (la prochaine fois, je mettrai des bulles pour qu'on comprenne mieux).

 

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Sur ce, elle attrapa sa valise sous un bras et notre fils sous l'autre, qui avait entre-temps quitté l'hôpital, et allait apparemment beaucoup mieux, malgré la bave persistante qui reliait sa bouche à sa rétine.

 

Je me suis retrouvé seul, comme un enfant, à me demander quelle tête aurait le fruit de l'union entre un bout de reblochon et un morceau de roquefort, et lequel des deux ferait la femme.

21.07.2009

Cuisine insalubre

A cause de qui ? Je vais vous le dire. A cause de mon co-lo-ca-tai-re. Cet enfoiré a essayé de me tuer. Mais ça ne se passera pas comme ça, oh non!

Figurez-vous que ce monsieur, dont on ne saurait trop répéter qu'il a fait des études de Lettres (le minable), ce monsieur, disais-je, passablement honnête et de compagnie parfois charmante, ce monsieur, donc, est un triste assassin qui a tenté de m'occire, comme on dit, par néglicence. Car s'il ne s'agit pas ici d'une grave affaire de négligence, alors on ne peut plus dire que le monde est monde, bande de bâtards.

Figurez-vous que ce soir, m'en allant contocter un de ces petits plats savoureux dont j'ai le secret, dans le cas présent, colins surgelés et rosties, j'ai vu que la marmite dans laquelle le malotru avait fait un kilo de riz la semaine dernière siégeait toujours là, près des plaques. Je me suis dit "tant pis pour le labrador, il n'avait qu'à mieux surveiller son os, je vais devoir jeter son riz à la poubelle". Mais figurez-vous encore que le mesquin, non content de gaspiller notre sainte nourriture, avait laissé de l'eau au fond, et que son riz, autrefois fort agréablement parfumé, ETAIT MAINTENANT COUVERT DE MOISISSURES! Du vert de gris à ne plus en finir, une odeur de moisi intolérable. Je peux le prouver, j'ai pris des photos. Peu, l'odeur m'ayant fort désagréablement délesté de toute humanité, j'étais bien en peine de faire mon cadre, mais tout de même. L'enfer est arrivé à son comble lorsque, le coeur épris d'une improbable bravoure, je me suis décidé à jeter l'affreuse mixture. Des hauts-le-coeur assourdissants m'ont piétiné l'estomac, les tripes me remontaient jusqu'à la gorge, et mille fois j'ai failli capituler.

Plus jamais je ne pourrais croiser le regard d'un labrador sans que l'envie de lui défoncer la gueule à coups de pieds de biche, ou de poney, ne me serre la gorge à en vomir.

Rien ne sera jamais plus comme avant.

 

 

 

 

 

 

Et maintenant, les photos!!!!

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vous ne trouvez pas qu'on dirait du chou-fleur?

 

 

 

 

(c'est un champignon, certes flou, mais c'est un champignon quand même. Je mets les prochaines en gros pour qu'on voie bien)

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DSC01764.JPGcontamination_05.jpgça, c'est quand j'ai été sauvé par des passants.

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Elle, elle est devenue ma femme.

24040303.jpgEt voici notre fils, visiblement très en forme malgré les 30 traitements qu'il prend de façon journalière.

 

 

 

 

 

Au fond, ce serait malvenu de ma part de me plaindre.

06.07.2009

J'ai pas le temps d'être mutin

Etrangement, j'ai été touché.

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Mais j'étais perdu. Comment un objet aussi éloigné de ce que j'attends d'un film avait-il pu m'atteindre à ce point ?

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Ma grille d'analyse se barrait en couilles. Qu'importe la forme, et bien que je ne place pas mon combat sous la question de la durée, où est-ce que je le plaçais ? Le plaçais-je seulement? Il s'est passé quelque chose d'important. Je comprenais que je reconnaissais les qualités de ce cinéma, et dans un même temps je confirmais en moi le refus d'essayer d'en faire un semblable, parce que je n'en suis pas capable. Cette vie à l'oeuvre m'a touché par le contraste qu'elle opére avec la mienne, et j'ai à nouveau compris que j'étais étranger à celle-ci. Que si j'étais hors de cette vie, je ne pouvais qu'être hors de ce cinéma, et que si je pouvais l'accepter du temps où je vivais, dorénavant je vois seulement à quel point je posais mal le problème. La question n'est pas de savoir comment faire du cinéma, mais comment vivre. C'est assez bête à dire comme ça, mais lorsque je saurais comment vivre, je saurais quel cinéma je veux faire, et pas nécessairement celui-là. Parce que je ne suis pas sûr de vouloir vivre de cette façon. En attendant, que faire ? Qu'attendre de demain ? Attendre ?

Je ne sais pas. Comment avancer sans se fermer au monde ?

la_maman_et_la_putain_02.pngJ'aimerai être touché par la grace.

 

 

 

 

 

 

J'aimerai voir un troupeau d’acouphènes échanger un regard avec les carmélites.

J'aimerai que tout soit aussi simple que ça.

21.02.2009

La fièvre du samedi soir vue de mon panier à fleurs

Ne faites pas attention au post précédent.

Je suis assaillie par une fièvre terrible qui a déjà terrassé nombre de mes compagnons.

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Et le traitement qui la combat est particulièrement douloureux.

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Ne me jugez donc pas à l'emporte-pièces, et je vous assure que vous ne serez pas déçus. D'ici quelques jours, je serai de nouveau moi-même, prêt à batailler contre vous avec mes pattes super douces.

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A très bientôt bande de chiens.